Faut que je m'habitue... Vivre au ralenti en attendant le sésame électronique qu'on m'a promis pour la semaine prochaine.
M'adonner à quelques tâches domestiques, ben oui, quand même, je ne vais pas rester à la maison et attendre, les pieds sous la table, qu'on vienne me servir. Je veux bien calmer le jeu, comme on dit, mais pas devenir un parasite !
J'en profite aussi pour faire le point. Je me dis que je suis parvenu à un âge où je ne dois pas culpabiliser sous prétexte que je ne vais pas travailler durant quelques jours. Au moins, j'ai une bonne raison que personne ne viendra me contester. N'empêche, brutalement, je me sens inutile et je pense forcément à tous ceux que la société rejette brutalement et qui, eux, ont mille fois plus de raisons que moi de ressentir cela.
Il faut que je fasse du rangement aussi, dans la bibliothèque musicale qui est stockée sur l'un de mes disques durs. Je classe, j'indexe, j'en profite pour ré-écouter quelques vieilleries qui n'ont pas pris une ride. Tiens, faites-moi penser que je dois vous dire prochainement deux mots du compositeur américain minimaliste Terry Riley. Ecoutez donc son « A rainbow in curved air ».
Et comme je suis une personne dotée d'un minimum de conscience professionnelle, je vais aussi m'attaquer à la rédaction d'un dossier sur l'entrée des jeunes dans la vie active en Lorraine. J'ai trois semaines pour le boucler. La technologie contemporaine me permet en cas d'urgence de recourir à ce télé-travail.
Envie d'écouter en rafale la bonne quinzaine de disques du groupe de jazz-rock Weather Report, avec Joe Zawinul et Wayne Shorter. C'est plein d'énergie.
Je crois que je regarderai un épisode des « Brigades du Tigre », ce sera ma Madeleine de Proust de la journée. Et puis, avec cette série, j'avais l'impression d'apprendre quelque chose, chaque épisode était bien situé dans un contexte et des événements historiques précis. Et j'adore les poursuites de voiture à 25 km/h !
Demain, c'est promis, je m'attaque à la mise à jour du site Internet de Saxoman, depuis le temps qu'il me fait remarquer que pas mal de pages sont périmées.
Envie aussi de laisser tomber certaines choses, je me rends compte que quelques activités ont bouffé pas mal de mon temps, je ne sais même pas si elles en valent la peine. Je me demande si je ne vais pas laisser tomber le Press Book de Magma sur Internet. Il faudrait que quelqu'un prenne le relais. Je ne suis plus très motivé. Fatigué surtout de certaines histoires.
Raah, et puis il y a tous ces bouquins que je voudrais lire, ou relire. Il faut que je termine la série des romans de John Harvey et de son inspecteur Charlie Resnick.
Il fait un froid de canard dans cette région, heureusement le soleil est de la partie. Mais j'ai des envies de Languedoc-Roussillon, de Bretagne, de Pays Basque...
M'adonner à quelques tâches domestiques, ben oui, quand même, je ne vais pas rester à la maison et attendre, les pieds sous la table, qu'on vienne me servir. Je veux bien calmer le jeu, comme on dit, mais pas devenir un parasite !
J'en profite aussi pour faire le point. Je me dis que je suis parvenu à un âge où je ne dois pas culpabiliser sous prétexte que je ne vais pas travailler durant quelques jours. Au moins, j'ai une bonne raison que personne ne viendra me contester. N'empêche, brutalement, je me sens inutile et je pense forcément à tous ceux que la société rejette brutalement et qui, eux, ont mille fois plus de raisons que moi de ressentir cela.
Il faut que je fasse du rangement aussi, dans la bibliothèque musicale qui est stockée sur l'un de mes disques durs. Je classe, j'indexe, j'en profite pour ré-écouter quelques vieilleries qui n'ont pas pris une ride. Tiens, faites-moi penser que je dois vous dire prochainement deux mots du compositeur américain minimaliste Terry Riley. Ecoutez donc son « A rainbow in curved air ».
Et comme je suis une personne dotée d'un minimum de conscience professionnelle, je vais aussi m'attaquer à la rédaction d'un dossier sur l'entrée des jeunes dans la vie active en Lorraine. J'ai trois semaines pour le boucler. La technologie contemporaine me permet en cas d'urgence de recourir à ce télé-travail.
Envie d'écouter en rafale la bonne quinzaine de disques du groupe de jazz-rock Weather Report, avec Joe Zawinul et Wayne Shorter. C'est plein d'énergie.
Je crois que je regarderai un épisode des « Brigades du Tigre », ce sera ma Madeleine de Proust de la journée. Et puis, avec cette série, j'avais l'impression d'apprendre quelque chose, chaque épisode était bien situé dans un contexte et des événements historiques précis. Et j'adore les poursuites de voiture à 25 km/h !
Demain, c'est promis, je m'attaque à la mise à jour du site Internet de Saxoman, depuis le temps qu'il me fait remarquer que pas mal de pages sont périmées.
Envie aussi de laisser tomber certaines choses, je me rends compte que quelques activités ont bouffé pas mal de mon temps, je ne sais même pas si elles en valent la peine. Je me demande si je ne vais pas laisser tomber le Press Book de Magma sur Internet. Il faudrait que quelqu'un prenne le relais. Je ne suis plus très motivé. Fatigué surtout de certaines histoires.
Raah, et puis il y a tous ces bouquins que je voudrais lire, ou relire. Il faut que je termine la série des romans de John Harvey et de son inspecteur Charlie Resnick.
Il fait un froid de canard dans cette région, heureusement le soleil est de la partie. Mais j'ai des envies de Languedoc-Roussillon, de Bretagne, de Pays Basque...
Envie de cinéma aussi.
Finalement, je me demande si tout n'ira pas mieux quand j'aurai repris le boulot. Au moins, le cadre est fixé, les journées passent à vitesse grand V et je ne prends pas le temps de réfléchir.
Je ne suis pas inquiet le moins du monde, cette opération est on ne peut plus bénigne. C'est juste cette dépendance à un objet qui, au-delà du bien fou qu'il vous procure lorsqu'il fonctionne, m'énerve un peu...
Finalement, je me demande si tout n'ira pas mieux quand j'aurai repris le boulot. Au moins, le cadre est fixé, les journées passent à vitesse grand V et je ne prends pas le temps de réfléchir.
Je ne suis pas inquiet le moins du monde, cette opération est on ne peut plus bénigne. C'est juste cette dépendance à un objet qui, au-delà du bien fou qu'il vous procure lorsqu'il fonctionne, m'énerve un peu...