A l'heure où une sévère vague de froid en provenance des pays de l'Est commence à déferler sur la France (et en Lorraine tout particulièrement...), au moment où les médias, non sans une certaine gourmandise audimateuse plutôt écoeurante, délivrent tranquillement le palmarès des pays ayant fait le plus grand nombre de victimes ("Eh oui, Paaatrick, la Pologne, après un début de rencontre plutôt terne, est maintenant largement en tête !"), ma chaudière a décrété hier soir sans préavis un nouvel arrêt de travail en m'affichant son désormais célèbre message : DEFAUT BRULEUR ! Oh, c'est quoi ce bazar ? C'est un modèle qui fonctionne très bien en été uniquement ? Le froid ne convient pas à ma madame ? Sa Majesté préfère travailler quand personne n'a besoin d'elle ? (NDLR : j'ai connu jusqu'à une époque très récente des collègues systématiquement présents au travail durant tout le mois d'août, alors qu'il n'y avait rien à faire, et dont le zèle était beaucoup moins perceptible durant le reste de l'année... C'est la preuve que cette maladie est aussi transmissible à l'homme, alors couvrez-vous bien si vous ne souhaitez pas contracter ce drôle de virus...). Nom d'un chien, ça ne va pas se passer comme ça !!!
Et mon gaz man qui reste silencieux après le lapin posé samedi matin... Bon, je fais quoi maintenant ? D'abord, rester lucide : on éteint la chaudière, on la rallume et normalement, c'est reparti mon kiki ! Et puis, ni une ni deux, on prend son téléphone portable et on appelle SOS brûleur en espérant que le silence des jours derniers ne s'écrasera pas sur une insupportable messagerie vocale. Meuh non ! Monsieur le Docteur ès-gazinières me répond illico, visiblement (enfin, au téléphone, visiblement, c'est une façon de parler, hein, j'aurais pu dire : auditivement) contrarié de sa récente défection. Il me promet, juré craché, si je mens je m'asphyxie au monoxyde de carbone, qu'il sera là demain (donc aujourd'hui, jespère que vous suivez, je ne répéterai pas) en début d'après-midi : 13h30 - 14h, je serai là pour une opération d'entretien !!! Après lui avoir fait promettre trois fois qu'il ne me ferait pas faux bond, je raccroche, non sans avoir cru entendre que mon sauveur ne pourrait venir ce matin parce qu'il devait se faire plâtrer. Et moi, pris dans ma tourmente chauffagique, je n'ai même pas eu la présence d'esprit de lui demander ce qui lui était arrivé. Et ce qu'on devait lui plâtrer. Oui, parce que si ce sont les deux bras, mon gars, c'est pas la peine de venir, je te vois mal assez mal réviser ma nouvelle compagne d'infortune uniquement avec les genoux... Quoique... Etait-ce bien nécessaire de lui poser la question puisque je sais, comme j'ai pu l'écrire récemment, qu'un cumulus vengeur s'était probablement acharné sur lui. Peut-être était-il même préférable de ne pas remuer le couteau dans la plaie, on ne sait jamais, le pauvre est peut-être victime d'un serial ballon d'eau chaude ou un truc dans ce genre.
En attendant, et tout le monde semble s'en foutre ici, j'ai encore passé une nuit mouvementée, me relevant toutes les deux heures pour vérifier le bon fonctionnement de ma satanée chaudière. N'empêche, à 0h44, alors que la température extérieure était de -3,6°, elle avait encore débrayé, la sournoise, pensant que je ne m'apercevrais de rien ! DEFAUT BRULEUR ! Tu vas voir ma vieille, si ti continues comme ça, tu n'auras pas le moindre jour de congés de tout l'été, tu vas chauffer 365 jours par an et tu me supplieras d'arrêter. Non mais !
Et mon gaz man qui reste silencieux après le lapin posé samedi matin... Bon, je fais quoi maintenant ? D'abord, rester lucide : on éteint la chaudière, on la rallume et normalement, c'est reparti mon kiki ! Et puis, ni une ni deux, on prend son téléphone portable et on appelle SOS brûleur en espérant que le silence des jours derniers ne s'écrasera pas sur une insupportable messagerie vocale. Meuh non ! Monsieur le Docteur ès-gazinières me répond illico, visiblement (enfin, au téléphone, visiblement, c'est une façon de parler, hein, j'aurais pu dire : auditivement) contrarié de sa récente défection. Il me promet, juré craché, si je mens je m'asphyxie au monoxyde de carbone, qu'il sera là demain (donc aujourd'hui, jespère que vous suivez, je ne répéterai pas) en début d'après-midi : 13h30 - 14h, je serai là pour une opération d'entretien !!! Après lui avoir fait promettre trois fois qu'il ne me ferait pas faux bond, je raccroche, non sans avoir cru entendre que mon sauveur ne pourrait venir ce matin parce qu'il devait se faire plâtrer. Et moi, pris dans ma tourmente chauffagique, je n'ai même pas eu la présence d'esprit de lui demander ce qui lui était arrivé. Et ce qu'on devait lui plâtrer. Oui, parce que si ce sont les deux bras, mon gars, c'est pas la peine de venir, je te vois mal assez mal réviser ma nouvelle compagne d'infortune uniquement avec les genoux... Quoique... Etait-ce bien nécessaire de lui poser la question puisque je sais, comme j'ai pu l'écrire récemment, qu'un cumulus vengeur s'était probablement acharné sur lui. Peut-être était-il même préférable de ne pas remuer le couteau dans la plaie, on ne sait jamais, le pauvre est peut-être victime d'un serial ballon d'eau chaude ou un truc dans ce genre.
En attendant, et tout le monde semble s'en foutre ici, j'ai encore passé une nuit mouvementée, me relevant toutes les deux heures pour vérifier le bon fonctionnement de ma satanée chaudière. N'empêche, à 0h44, alors que la température extérieure était de -3,6°, elle avait encore débrayé, la sournoise, pensant que je ne m'apercevrais de rien ! DEFAUT BRULEUR ! Tu vas voir ma vieille, si ti continues comme ça, tu n'auras pas le moindre jour de congés de tout l'été, tu vas chauffer 365 jours par an et tu me supplieras d'arrêter. Non mais !
PS : 7h59, mardi 24 janvier 2006. Ma chaudière fonctionne depuis plus de 7 heures consécutives sans renâcler. Le combat continue, l'ennemi est sournois mais je veille !