Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Pause pose

    Aujourd'hui est un jour vraiment placé sous le thème de l'électricité. Alors que je m'apprête à quitter le douillet nid familial pour rallier la clinique où m'attend mon nouveau stimulateur cardiaque, deux électriciens sont entrés dans la maison pour quelques travaux essentiels. Amusante, cette coïncidence, non ?

    Je pense être absent pour une durée très courte : si j'en crois les promesses de mon chirurgien, le « timing » sera le suivant : hospitalisation cet après-midi, pose du pace maker demain matin, sortie demain en fin de journée, une fois effectuées les différentes opérations de contrôle et les réglages nécessaires. C'est bien assez pour moi, j'ai passé suffisamment de temps à l'hôpital – il y a fort longtemps maintenant – pour ne pas en souhaiter plus !

    Faire les bagages. Que faut-il emporter ? Pour 24 heures, allons à l'essentiel. Une trousse de toilette, un pyjama et surtout, les compagnons de toujours. Je vais prendre deux livres : « Scènes de la vie d'acteur », de l'excellent Denis Podalydès (il faudra que je vous reparle de ce bouquin, très bien écrit, tout en finesse) et « Lumière froide », de John Harvey. Ce dernier est le sixième volet de cette suite de onze livres qui mettent en scène l'inspecteur Charles Resnick et ses collaborateurs. Je me suis dépêché de finir « Le tueur et son ombre » de Herbert Liebermann, pour faire la place à mon flic préféré. Mon iPod sera du voyage, gonflé à bloc avec près de 300 CD et quelques émissions diffusées ce week-end sur France Culture et France Inter. Je n'oublie pas mon téléphone portable.

    Je vais ajouter mon carnet de notes et un stylo dans mon sac. Je pense prendre quelques notes « en direct », je les comparerai à celles que j'avais écrites en 1991 et que j'avais recopiées ici sous le nom de « Stimulo ».

    Un peu d'argent liquide aussi. Car ma femme a un emploi du temps tellement chargé qu'elle n'est pas certaine de pouvoir venir me chercher quand je quitterai la clinique. Je prendrai le taxi. Comme dans les films, je tendrai mon billet au chauffeur sans lui demander la monnaie. Enfin, on verra...

    Je pars totalement décontracté, car cette mini-opération ne me fait pas peur du tout ! Je redoute plus l'ambiance de la clinique qui fait remonter en moi des souvenirs très désagréables. Malgré tout, je n'ai qu'une seule envie : être rentré ! Même si, dans les jours qui suivront, je ne pourrai échapper à quelques corvées : contrôles sanguins en laboratoire, pansement, infirmière... Ouais... Décontracté... Peut-être pas tant que ça en fait, je dois dire ça pour frimer un peu, je me raconte des histoires !

    Vivement demain...