Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Lucette, in memoriam

     

    2e1d092d6f7e7094dff75a78e7306805.jpg

    Elle m'a donné la vie.
    Elle a quitté ce monde, ce soir, à 20h45.

    Je la pleure. 

    Je ne t'oublierai jamais.
    Repose en paix aux côtés de celui que tu as si longtemps aimé.

    Lucette (27 juillet 1925 - 24 mai 2007) 

  • Résis'Danses

    Plus que jamais, ce blog – modeste mais tenace – sera dans les temps à venir un espace de résistance à la médiocrité ambiante. Je n’aimerais pas vous laisser l’impression d’être prétentieux, voire un brin grandiloquent, mais j’envisage les années qui s’annoncent non sans un vrai pessimisme. Je me cantonnerai ici à pratiquer ma lutte sous l’angle culturel : musique, littérature, cinéma…, car d’autres le feront beaucoup mieux que moi dans des domaines, essentiels eux aussi, tels que l’économie, la société, la politique, l’écologie, la citoyenneté, pour ne pas prononcer un mot qui pourrait être mal interprété, la morale. Je m’efforcerai à chaque fois que je le pourrai de relayer leurs propres réflexions.

    Lorsque je m’aperçois que les étendards brandis au soir de l’instauration de la Nouvelle République des Neuilléens s’appellent par exemple Doc Gynéco, Steevy machin, Johnny Hallyday, grands gardiens du temple de l’exemplarité citoyenne, ou je ne sais plus trop quel autre prétendu artiste populaire venu bêler les louanges de son nouveau mètre 65 à penser,  lorsque je constate que les machines à communiquer de trois ou quatre grands groupes industriels trop proches du pouvoir en place concentrent un nombre incroyable de forces de notre environnement médiatique – radios, télés, presse écrite…, lorsque je dois me pincer pour être certain que je ne rêve pas à l’annonce du retour du cumul des mandats par un premier ministre qui organise les agapes préélectorales de son groupe politique dans les murs de l’Hôtel Matignon sans que qui ce soit ne trouve rien à redire à cette confusion des rôles, je suis d’abord gagné par une grande lassitude avant de me ressaisir assez vite et d’imaginer qu’il est toujours possible, petit à petit, par touches minuscules et successives, de grappiller ici ou là une parcelle de liberté créative et de la proposer en partage à ceux qui voudront me lire.

    Je ne sais pas exactement comment je procéderai jour après jour pour tenir modestement ce tout petit rôle, mais j’ai la certitude que rien ne me fera dévier de ce cap.

    J’avais envie de le dire.

  • Japon pour le moral

    En cette période post et pré-électorale, où la charge de la brigade très très lourde des communicants de la nouvelle République envahit écrans et ondes diverses pour déverser à flots continus une bonne parole pan pan cucul - on va négocier mais de toutes façons, si on n'y arrive pas, on fera passer une loi au Parlement, bande de méchants français incapables -  au risque de devenir contre productive... quoique, j'ai quand même des doutes, parce que si je me réfère à quelques récents sondages, on dirait que mes compatriotes aiment ça et en redemandent... bref, où en étais-je ? Ah oui, la vidéo... je ne peux donc résister au plaisir de vous soustraire à cet abus de surinformation (oui, je sais, c'est un pléonasme, mais j'ai décidé aujourd'hui de faire ce que je voulais...) en vous proposant un très joli spectacle.

    Je ne vous ai guère habitués jusque là à vous You Tuber, mais je ferai une exception avec cet extrait d'un concert à l'Aqua Stadium Stellarball de Tokyo, le 12 février 2005 donné par le Hiromi Trio (Hiromi Uehara, la jeune pianiste japonaise est ici entourée du bassiste Tony Grey et du batteur  Martin Valihora). Voilà un parfait antidote à toutes les morosités !

    Allez, un petit coup d'oeil à cette pianiste japonaise... et merci à l'ami Kangou qui m'a fait partager ces belles minutes !

    PS : je sais que cela n'a rien à voir mais... je crois comprendre pourquoi j'avais besoin de ce remontant musical. Je me suis réveillé l'autre nuit, d'un seul coup, car je venais de faire un rêve étrange, à défaut d'être pénétrant. Dans ce songe bizarre, on venait d'apprendre la composition d'un nouveau gouvernement et une idée saugrenue avait germé dans la tête de nos responsables politiques en nommant Roselyne Bachelot ministre des sports. J'ai réussi cependant à me rendormir assez vite. Le cerveau est décidément une bien drôle de machine...

  • frogNstein : le batracien est à l'air libre

    a4cec419f872c3ae713eb2c94ac7889b.jpgJ'avais évoqué ici-même au mois de décembre la parution programmée du premier CD de frogNstein, "Electrify My Soul". Le projet a mis un peu plus de temps que prévu à voir le jour, c'est-à-dire à être disponible dans les bacs. Mais cette fois, ça y est, vous pouvez enfin vous procurer cette belle galette aux accents "électro - groove - jazz", pour reprendre la définition donnée par les deux leaders du groupe, Bertrand Béruard et Cédric Hanriot.

    Tous deux étaient hier en effet dans la Maison Rose où je les avais invités pour une interview qui sera prochainement en lecture sur l'indispensable site www.citizenjazz.com. Dont, bien sûr, je ne vous livre rien d'autre car je sais que vous irez flâner sur ce bel espace dédié au jazz. Etant associé à sa rédaction, vous comprendrez que j'ai un tant soit peu le sens de l'exclusivité ! C'est normal...

    Néanmoins, je ne peux résister au plaisir de vous dire qu'une écoute attentive de cette production, ce matin, me confirme dans mes premières impressions hivernales : "Electrify My Soul" est vraiment une excellente surprise, pleine de culot et de pistes nouvelles qui ne demandent qu'à être explorées dans un proche avenir ; il devrait quoi qu'il en soit séduire pas mal d'oreilles ouvertes aux formes actuelles de la musique. Il a tous les atouts pour attirer les amateurs de jazz, parce que les notions de thème et d'improvisation lui sont intrinsèques, mais aussi bien d'autres publics parce qu'avec frogNstein, il est beaucoup question de rhythme et de pulsion. Surtout, la paire Béruard / Hanriot n'hésite jamais à marier les couleurs sonores sans que jamais le résultat n'en paraisse artificiel. Et l'on est presque étonné de constater à quel point la cohabitation d'une rythmique très funk avec des samples et un quatuor à cordes fonctionne naturellement.

    Enfin, ce disque est l'occasion pour quelques musiciens amis de venir faire un petit tour et d'ajouter à la qualité existante leur propre talent : Franck Agulhon à la batterie, 2TH ou bien Coco Zhao au chant... pour n'en citer que quelques uns.

    Voici pour vous donner un avant goût et surtout l'envie d'en savoir plus (et donc d'acheter le disque, please mes amis, pas de téléchargement sauvage, ces musiciens sont passionnés et tentent de vivre de leur art, alors aidez-les !), je vous propose un extrait du disque, "Funky Booster" où toute la bonne énergie du groupe est immédiatement perceptible.

    Vous pouvez vous procurer ce disque soit sur le site www.fnac.com, soit - et c'est encore mieux directement auprès du label, Cristal Records